X Les choses semblaient devoir se traîner ainsi indéfiniment, les jours s’écoulaient, les semaines, les mois, et rien n’était changé. On était arrivé aux derniers jours de mars ; le temps s’adoucissait, et dans l’après-midi, au sortir de table, les Cazalis allaient se promener au soleil, sous les murailles. Un jour il arriva que la tante refusa de sortir sous prétexte de lettres à écrire, de comptes à régler. Elle était plus agitée que jamais, et cette promenade qu’on lui avait proposée, elle la refusait par la seule raison qu’elle y était invitée ; on serait sorti sans l’avertir qu’elle ne l’aurait jamais pardonné. Le lieutenant alla visiter ses semis de melons, et Sabine monta dans sa chambre. La tante l’appela ; on ne répondit rien, car les portes de l’escalier et du corridor étaient f


