– Ça sent meilleur chez vous que chez votre tante, dit la vieille. J’en avais mal au cœur, tout à l’heure. Comment fait-elle pour vivre là-dedans ?... Au moins, ici, c’est doux, c’est bon. Cela vous rend toute rose, ma belle. La Sarriette se mit à rire. Elle aimait les compliments. Puis, elle vendit une livre de mirabelles à une dame, en disant que c’était un sucre. – J’en achèterais bien, des mirabelles, murmura Mlle Saget, quand la dame fut partie, seulement il m’en faut si peu... Une femme seule, vous comprenez... ? – Prenez-en donc une poignée, s’écria la jolie brune. Ce n’est pas ça qui me ruinera... Envoyez-moi Jules, n’est-ce pas ? si vous le voyez. Il doit fumer son cigare, sur le premier banc, en sortant de la grande rue, à droite. Mlle Saget avait élargi les doigts pour prend


