Mais le commissaire donna lui-même l’éveil au quartier, en allant faire une visite domiciliaire chez les Méhudin, rue Pirouette. Il avait les notes les plus précises. Dans les lettres anonymes reçues à la préfecture, on affirmait que Florent couchait le plus souvent avec la belle Normande. Peut-être s’était-il réfugié là. Le commissaire, accompagné de deux hommes, vint secouer la porte, au nom de la loi. Les Méhudin se levaient à peine. La vieille ouvrit, furieuse, puis subitement calmée et ricanant, lorsqu’elle sut de quoi il s’agissait. Elle s’était assise, rattachant ses vêtements, disant à ces messieurs : – Nous sommes d’honnêtes gens, nous n’avons rien à craindre, vous pouvez chercher. Comme la Normande n’ouvrait pas assez vite la porte de sa chambre, le commissaire la fit enfoncer.


