Chapitre 10 Ce samedi matin, 9 juillet, Quentin se réveilla à six heures, angoissé comme s’il venait de faire un mauvais rêve et le corps en sueur. Dans sa chambre, l’air chargé d’humidité était déjà étouffant. Il décida, après une douche bien violente qui lui apporta un peu de fraîcheur, de descendre boire un café dans le bar. L’hôtel dormait encore. Seuls, Jean-Pierre Duquesne et l’ornithologue, silencieux, prenaient leur petit-déjeuner de part et d’autre du comptoir. — Vous êtes matinal aujourd’hui, l’inspecteur. Un café comme d’habitude ? Mais avant de se diriger vers le percolateur contre lequel le chat Prudence était blotti, Jean-Pierre Duquesne sortit d’une boîte de médicaments trois cachets solubles qu’il dilua dans un peu d’eau. Tandis qu’il avalait ce breuvage, sa main trembl


