Chapitre Treize Mélodie Si je me réveille, c’est seulement parce que je ne sens plus le corps solide d’Oleg contre le mien. Je m’enroule dans les draps tout doux et hume l’odeur masculine qui y perdure. Quelques instants plus tard, j’entrouvre les yeux et consulte le réveil posé sur la table de chevet. Onze heures. Les lendemains de concerts, il m’arrive souvent de faire la grasse matinée. Je m’assois et me frotte les yeux, avant de regarder autour de moi. Oleg n’a pas l’air de se trouver dans sa chambre. Il est peut-être allé acheter des bagels. Je glisse mes jambes hors du lit et manque de trébucher sur un sac de voyage. La tablette d’Oleg est posée dessus. Je souris. Il m’a laissé un mot. Je ramasse l’iPad et l’allume. Mélodie, Tu es ma raison de vivre, alors bien sûr, ce choix


