Oleg Le lendemain, je ne sors pas du lit, à part pour grignoter. Le jour d’après non plus. Pas même le troisième jour. Je n’arrive pas à faire face à ce que j’ai perdu. J’avais Mélodie. Pendant deux courtes semaines, elle était mienne. Elle me laissait l’étreindre. Lui faire l’amour. La ramener chez moi. Elle allait emménager avec moi. Pour la première fois depuis des années, j’avais une bonne raison de me lever le matin. J’avais de l’espoir. J’avais envie de me dépasser. D’interagir avec mon environnement. De rejoindre le monde des vivants. J’étais plein de légèreté. Je ne détestais plus mon corps pour m’avoir trahi. Je trouvais de nouvelles façons de communiquer. Mais surtout, j’étais avec Mélodie. Mon obsession. Je l’avais rien que pour moi... chacune de ses minutes m’était réservé


