En somme, il était seul et cette solitude contrainte, non voulue mais attendue (il savait que les débuts à Paris seraient difficile) le rendait malheureux. Mais souvent dans les soirées, aux terrasses des bars, dans les b****s d’amis qui ont l’air si solidement soudées, il y a des gens comme Vincent, traversant eux aussi un couloir du métro, n’arrivant à s’accrocher à aucune branche de conversation. Parfois le destin fait que, dans ce couloir si bondé, un accrochage entre deux de ces solitaires survienne. Alors ils se regardent, engagent une timide conversation qui souvent est détruite par la condition même de leur nature et de leur état du moment : Seuls, leurs cerveaux se retrouvent atrophiés de l’imagination minimale pour mener une conversation peu ou prou intéressante, alors les deux


