7Les jappements aigus par lesquels Festefí manifeste sa joie, précèdent le grincement caractéristique de la porte qui s’ouvre. Il n’est pas encore 6 heures lorsqu’Assiscle, comme tous les matins, sort de chez lui avec son chien. Celui-ci, tout postérieur frétillant, tel un bolide, multiplie les va et vient. Tantôt marque ci et là sa présence de quelques gouttes d’urine, tantôt manifeste à son maître, en des bonds verticaux prodigieux, son bonheur de goûter à cette journée qui commence. Insensible à l’exubérante démonstration, Assiscle se dirige vers la mobylette rangée derrière, sous l’avancée du toit. Il réapparaît un instant après, négligemment casqué et cale la mobylette sur les béquilles. Sans un mot, en une scène maintes fois reproduite, Festefí se tortille jusqu’à lui, tout son être


