9Il est 14h30 lorsque Laurent sort de l’église d’Argelès. L’assemblée, majoritairement féminine qui a assisté à la messe d’obsèques d’Assiscle Terrats, rejoint celle, majoritairement masculine, qui a suivi à l’extérieur, l’office conduit par le père Sauveur. Ensemble, ils forment une foule nombreuse venue témoigner une dernière fois sa sympathie au défunt. La chaleur est hors norme en cette première quinzaine d’août. La luminosité de l’air, aveuglante. Décuplée encore par l’intense réverbération sur le sol clair des rayons du soleil qui le frappent à la verticale. Déjà, en bas, dans la rue de l’église, au coin du bureau de tabacs, le fourgon noir prend à droite vers le feu rouge, en direction du cimetière. Derrière, pas de famille éplorée, pas de fils, pas de fille, ni frère, ni proche meu


