Marx ou crève (II)Juan Luis de Loyola Quel est celui qu’on prend pour moi ? Aragon Marx fut le totem et le tabou du XXe siècle. Supposons que, pour lui rendre hommage, en son honneur s’ouvre un coin d’espace public. J’entends s’égrener d’ici le chapelet de clichés : l’inventeur du Goulag a dominé le ciel des idées jusqu’au salutaire décret de sa mort, mais le cadavre se rebiffe et bouge encore… Quelles idées ? Depuis le sommet d’une tour en surplomb du canal de Bruxelles, où j’ai commémoré moi-même un centenaire toute la nuit du 16 juin 2004, contemplant ces quartiers de Molenbeek devenus célèbres depuis lors, je lis chez celui qu’Engels nommait Le Maure l’invention d’une vision globale invitant à quitter la préhistoire pour entrer dans l’histoire, à dépasser le règne de la nécessité p


