XVIII - En famille-2

2225 Mots

« J’avais donc tristement renoncé à l’espoir de retrouver cette fille dont la présence eût égayé ma vieillesse ; la princesse ma femme, morte après trois ans d’union, ne m’avait donné d’autre enfant que Vallombreuse, qui, par son caractère effréné, me causait bien des peines. Il y a quelques jours, étant à Saint-Germain auprès du roi, pour devoirs de ma charge, j’entendis des courtisans parler avec faveur de la troupe d’Hérode, et ce qu’ils en dirent me fit naître l’envie d’assister à une représentation de ces comédiens, les meilleurs qui fussent venus depuis longtemps de province à Paris. On louait surtout une certaine Isabelle pour son jeu correct, décent, naturel et tout plein d’une grâce naïve. Ce rôle d’ingénue qu’elle rendait si bien au théâtre, elle le soutenait, assurait-on, à la v

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