« Dites plutôt, reprit-il d’une voix altérée, que vous êtes folle de Sigognac ! Voilà la raison de cette vertu dont vous faites montre. Qu’a-t-il donc pour vous charmer de la sorte cet heureux mortel ? Ne suis-je pas plus beau, plus noble, plus riche, aussi jeune, aussi spirituel, aussi amoureux que lui ! – Il a du moins, répondit Isabelle, une qualité qui vous manque : celle de respecter ce qu’il aime. – C’est qu’il n’aime pas assez », fit Vallombreuse en prenant dans ses bras Isabelle dont le corps penchait déjà hors de la fenêtre, et qui, sous l’étreinte de l’audacieux, poussa un faible cri. Au même instant la porte s’ouvrit. Le Tyran, faisant des courbettes et des révérences outrées, pénétra dans la chambre et s’avança vers Isabelle, qu’aussitôt lâcha Vallombreuse avec une rage prof


