IIHélier était retourné à Handois, où était sa maison. Il s’était couché et dormait profondément. Il rêvait qu’on ouvrait sans bruit la porte de sa chambre, qu’un homme s’introduisait avec précaution, puis d’autres, qu’ils refermaient la porte, que le premier venait à son lit et l’appelait à voix basse : – Monsieur le bailli ! monsieur ! – Qui donc est là ? demandait Hélier. – C’est moi. – Qui toi ? – Hoste Appivin. – Ah çà, mais je ne rêve pas ! s’écria Hélier. – C’est moi, répéta Appivin. – Qu’y a-t-il donc ? – Il y a moi ! dit la voix de Thomas Cook. En entendant cette voix, Hélier comprit. Mais c’était un homme finement avisé, et qui ne s’amusa pas à frissonner. Il ne lui fallut pas longtemps pour faire de longues réflexions. Il était dans les mains de ces bandits ; il ne voy


