La berline de Claudine s’immobilisa dans un crissement de pneus strident, juste derrière la voiture de Monsieur Belmont, le père d’Alexandra. Le moteur vrombit une dernière fois avant de se taire, laissant place à un silence chargé d'électricité statique. À quelques mètres de là, Marie, les yeux rougis et le teint livide, faisait face à un homme imposant, dont la seule présence imposait le respect. Monsieur Belmont, les mains croisées derrière le dos, fronçait les sourcils, intrigué par cette jeune étrangère qui semblait sur le point de s'effondrer devant lui. Pensées d’Alexandra : « Respire. Efface tes larmes. Redeviens la fille parfaite. Si Claudine ouvre la bouche, ma vie est finie. Si Marie parle, je perds ma famille. Je suis sur une bombe qui peut exploser au moindre mot de travers.


