L Durant les années écoulées, Mr. Bennet avait souvent regretté qu’au lieu de dépenser tout son revenu il n’eût pas mis de côté chaque année une petite somme pour assurer après lui la possession d’un capital à ses filles et à sa femme, si celle-ci lui survivait. Il le regrettait aujourd’hui plus que jamais. S’il avait rempli ce devoir, Lydia, à cette heure, ne devrait pas à son oncle l’honneur et la dignité qu’on était en train d’acheter pour elle, et c’est lui-même qui aurait la satisfaction d’avoir décidé un des jeunes hommes les moins estimables de la Grande-Bretagne à devenir le mari de sa fille. Il était profondément contrarié de penser qu’une affaire si désavantageuse pour tout le monde se réglait aux seuls frais de son beau-frère, et résolu à découvrir, s’il le pouvait, le montant


