LIII Mr. Wickham fut si satisfait de cette conversation que jamais plus il ne prit la peine de revenir sur ce sujet, au grand contentement d’Elizabeth qui se félicita d’en avoir assez dit pour le réduire au silence. Le jour du départ du jeune ménage arriva bientôt, et Mrs. Bennet fut forcée de se résigner à une séparation qui, sans doute, allait être de longue durée, Mr. Bennet ne se souciant nullement d’emmener sa famille à Newcastle, comme sa femme le lui proposait. – Ah ! ma chère Lydia ! gémissait-elle ; quand nous retrouverons-nous ? – Ma foi, je n’en sais rien ! Pas avant deux ou trois ans peut-être. – Écrivez-moi souvent, ma chérie. – Aussi souvent que je le pourrai. Mais vous savez qu’une femme mariée n’a guère de temps pour écrire. Mes sœurs qui n’ont rien à faire m’écriront


