II

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II Utilité de l’adultère et du braconnage Ce soir-là, vers cinq heures, dame Tiphaine épluchait des oignons destinés à la sauce d’un beau lièvre, lequel devait être mangé par Roland de Saint-André et Lorédan. Tiphaine mettait du lard en capilotade, rageusement, les yeux mauvais. – Martine, dit-il tout à coup, il me semble que ce blondin du château, ce jeune cornette, ce damné vicomte... vient bien souvent rôder autour de mon poulailler... – Le soupçonnes-tu d’en vouloir à nos poules ? – Je te dis, moi, que c’est autour des jupes qu’il rôde ! – Ah ! si c’est cela que tu veux dire, il vient peut-être bien pour Madelon, qu’en dis-tu ? – À moins que ce ne soit pour toi, damnée bique ! Martine leva sur son mari des yeux pleins de larmes. – Où faut-il mettre les oignons ? demanda-t-elle

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