II La vengeance de Nostradamus Cette journée du mercredi, Nostradamus l’avait passée dans une sombre rêverie. Il lui semblait qu’il venait d’être abandonné par les esprits qui, jusqu’à ce jour, l’avaient conduit par la main au but de sa vie : la vengeance. Sa destinée, à ce moment même, se jouait à Pierrefonds. Son génie lucide et mathématique avait établi cette vengeance comme un problème. Voici quelle était l’ordonnance du problème : Frapper Loyola dans sa foi, Saint-André dans son or. Tuer Roncherolles en l’atteignant dans son orgueil paternel. Susciter contre Henri II son fils, Le Royal de Beaurevers. Nostradamus considérait Loyola et Saint-André comme des comparses, des coupables au second degré. Il réservait à Henri II un châtiment v*****t et matériel et à Roncherolles, une pu


