II Jacques d’Albon de Saint-André Il y avait quelqu’un qui devait tout à Henri, et qui, à sa mort, eût dû pleurer des larmes de sang. C’était Jacques d’Albon, comte de Saint-André, maréchal de France. Le grand favori du roi ! Lorsque le bruit se répandit que le roi allait mourir, Saint-André sentit que la terre allait lui manquer sous les pieds. Il avait été l’un des adulateurs de Diane de Poitiers. Il avait humilié Catherine de Médicis autant de fois que cela avait été nécessaire à son crédit, c’est-à-dire tous les jours. Au moment où tous les regards étaient fixés sur le blessé qu’on plaçait sur une civière pour le transporter au Louvre, Saint-André fixait les siens sur Catherine de Médicis. Il était tout prêt à se faire le premier chevalier servant de la reine si celle-ci lui faisai


