XIVL’agression de Morand fit la une des journaux du lundi matin. « LE COMMISSAIRE DE ROSCOFF VICTIME D’UNE TENTATIVE DE MEURTRE », titrait Le Télégramme. Et Ouest-France : « ROSCOFF : QUI EN VEUT AU COMMISSAIRE MORAND ? » Reprenant ces unes, des affiches étaient apposées sur la devanture de “La Maison de la Presse” et des principaux cafés de la ville. Les deux journaux y consacraient en outre leurs éditoriaux respectifs. Différents dans la forme, ceux-ci soulevaient, sur le fond, les mêmes questions. Que faisait le commissaire Morand dans la nuit de samedi à dimanche sur la plage du Pouldu ? Qu’avait-il vu ou surpris pour qu’on tentât de l’éliminer ? Fallait-il établir un lien entre son agression et l’incendie de sa voiture personnelle ? Dans ce cas, était-ce l’homme ou le commissaire qu


