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1360 Mots
      ASMAR - MAMA: Il s'passe quoi ici?  -: C'est très simple. À 17H 42, exactement, j'ai entendu un  BOUM  énorme, genre une centrale nucléaire qui explose. Je cours comme Usain Bolt au 100 mètres et j'arrive. Je vois quoi? Vase ton du bled par terre. J'ai eu un arrêt du coeur, j'ai essayé de sauver le truc. Tu sais, j'ai essayé de payer les pots cassés. p****n, excellent! Allez la mettre sur Snap.  Je monte en courant. W'Allah, elle est trop bonne. Je me jette sur mon lit mais j'atteris sur un truc dur. Comme un corps humain. Vous allez m'dire qu'il y a quelqu'un dans ma chambre? La chambre à Asmar?  Cette personne est décédée officiellement.  Je tire la couette et tombe sur Hedi. Le Coran électrique que j'ai vu rouge. Le gars il a un lit avec un mur d'escalade et il vient squatter dans ma chambre? Non, wesh. C'est interdit.  -: Si dans trois secondes t'es encore dans mon lit, j'te lance comme Windows.  Il sort en soupirant et passe à côté de moi. Je le chope au col et l'assois sur le lit à côté de moi.  -: Tu voulais quoi?  - HEDI: Rien, j'ai perdu mon Iphone.  -: Depuis quand t'as un bigo, toi? Un Iphone, en plus?!  - HEDI: Depuis un an, Asmar. J't'envoie tous les jours des snaps, t'es bête? -: ... Ouais bah, hein ... - HEDI:  rire  Tu me fais dehak. -: Ouais, j'me fais dehak aussi, des fois. Ça m'arrive quand j'dors.  - HEDI:  rire  La vérité, t'es un cas!  - : Hedi, j'ai jamais remarqué mais t'as gé-chan. Comment t'as grandis... ! T'as quel âge ?  - HEDI : T'es sérieux, là ? Tu connais pas mon âge ?  - : Eh frère, j'taffe à McDo. J'ai pas l'time de te passer un entretien d'embauche.  - HEDI : souffle J'ai 15 ans, wesh !  - : T'es qui pour dire wesh ? Il est fou heda, le Coran électrique. T'as compris ou pas ? Hedi, hedi ? J'suis trop bon, j'en ferais mon métier.  - HEDI : soupir Sors, la porte est là-bas.  - : Le pélo il est dans ma chambre et il ouvre sa bouche.     Je m'allonge sur le lit et zone sur Snap et tout. J'veux pas passer pour un bâtard mais w'Allah que je viens de trouver ma future femme. Elle est bronzée, bien garnie et saucée comme never. Et elle se fait tourner dans toutes les cités et dans tous les ventres. Ma femme, quoi. La trouveras-tu ?  - HEDI : Pourquoi ça crie en bas ?  - : Fais pas genre, tu me déranges.  - HEDI : Mais j'sais pas, dis-moi !  - : Vas-y là, arrête de faire zehma que tu sais pas. T'es en train de me vénère, sahement.  - HEDI : W'Allah l'Hadim que j'sais pas.  - : Y a Médine et Adnan ils s'font n****r.  - HEDI : Pourquoi ?  - : Eh la Mecque tu poses trop d'questions, ziiiiiiinnn.  - HEDI : Asy, Asmar, craint pas, lààààààà !  - : Si j'te dis, tu fermes ta gueule pendant 212 jours, saha ?  - HEDI : Ouais, s'tu veux.  - : Ils ont cassé le vase de Mama.  - HEDI : secoue sa main Ah ouais...Ils sont dans la merde... - : Meskines... - HEDI : Allah y Rahmo pour eux.  - : rire C'est quoi c'gamin, w'Allah ?  - HEDI : Bref, j'bouge chez Mustapha.  - : C'est qui Mustapha, encore ?  - HEDI : W'Allah réveille-toi, Asmar. Tu vas toujours chez lui pour squatter la play, sale bête.  - : Eh j'te permet pas de me parler sur ce ton, hein. Bref, c'est qui, lui ?  - HEDI : Le frère de Mansour, imbécile !  - : Imbécile, moi ? J'te laisse trois secondes d'avance, commence à courir.  - HEDI : Tu vas faire quoi ?  - : J'vais tellement te hagar que tu vas pas te reconnaître dans le miroir tellement tu seras cheum. Déjà, j'sais pas si tu t'reconnais. Tu pues déjà la mocheté à 15 piges.  - HEDI : Mama elle dit toujours que t'es le plus moche, allez tiens !  Je me lève et feinte de lui courir après. Il descend en courant, cette mouille. W'Allah, y en a aucun qui porte ses couilles, ici. Hakan c'est l'pire. Lui il flippe tellement de moi. Pourtant, j'suis gentil, j'comprend pas... Bref, je me remet dans mon lit et au même moment, mon bigo sonne. Je répond, Mansour. - : Wesh, shabounet. - MANSOUR : Asy, arrête avec ça.  - : T'as quoi, t'es malade, bébé ?  - MANSOUR : Ouais, y a moyen que tu m'payes un grec ? - : Mansour, j'te kiffe, tu l'sais ? Oui ou non ?  - MANSOUR : Bah bien que je sais !  - : Ok, très bien. Mais il m'reste 5 balles, c'est pas pour ton bide.  - MANSOUR : Asy, fait pas l'radin, toi aussi.  - : ... - MANSOUR : Si tu m'l'achètes... - : Ouais ?  - MANSOUR : J'fais la vaisselle à ta place, pendant deux jours au moins.  - : Jure w'Allah ?  - MANSOUR : Sur ma tête, wesh. - : Bon...Saha, j'arrive. Attends-moi. - MANSOUR : Tu veux que j'bouge comment sale hmar ? J't'ai dit que j'étais malade.  - : Ouais, ouais...Asy, j'arrive.  Je raccroche, met mes Philipp Plein et direction le quartier qui se trouve derrière le city qui est derrière la maison. J'croise vite fait des potes que je le salam avant d'avancer.  J'passe au grec de Rachid et prend un tacos. Et j'reprend le chemin jusqu'au bat' de Mansour. Je tourne la tête et vois sa soeur, Dounia, assise avec ses potes.  Je plisse les yeux pour voir avec qui elle traîne. Après Mansour il va dire que j'l'ai pas surveillée, nananani... Il force avec sa soeur, c'est bon, elle a 18 piges. Laisse-la vivre, gros.  En plus elle est raisonnable, elle va pas faire la conne. Normalement. Après peut-être que je ne sais pas de quoi je parle parce que j'ai que des frères mais w'Allah que c'est la même. J'dois surveiller Hedi et Hakan pour pas qu'ils partent en couilles, qu'ils tombent dans les vices de la rue.  Et c'est une lourde tâche parce qu'on a tous hérité du caractère d'Abbés Kamoun, le padre. On a tous un tempérament nerveux, même Hedi qui est un peu plus calme que nous. Même moi. Certes, je passe mon temps à déconner mais faut pas croire, hein.  J'suis un p****n d'Végéta, au fond... J'appuie sur le bouton de son nom et appelle à l'interphone. Le temps qu'il ouvre, je répond au message de Noémie. J'allais ouvrir la porte pour entrer quand une main se referme sur mon bras. Je me retourne et tombe sur la soeur de Mansour.  Mansour, c'est mon pote depuis tipeu mais jamais j'ai parlé avec sa soeur. Elle habitait avec son père, à l'ancienne. Et elle a déménagé y a pas trop longtemps.  J'ai toujours refusé de lui parler parce que j'ai pas envie de tomber dans le vice de gérer la soeur de mon frérot. Mansour, c'est mon sang quasiment. Je risque pas mon amitié pour un flirt.  En plus, Dounia, c'est pas mon style. J'cherche pas une meuf qui s'maquille comme une voiture volée mais qui prend un minimum soin d'elle. T'as vu ?  - : Ouais, y a quoi ?  - DOUNIA : Ma pote, elle veut ton num.  - : Tu lui dis de prendre un annuaire, zine.  - DOUNIA : Mais si je lui ramène pas, elles vont me laisser solo.  - : Change de shab, alors. Tu veux que j'dise quoi ?  - DOUNIA : Eh, t'as juste à donner ton numéro, c'est bon ?! - : Tu veux un micro pour crier, aussi ? On est pas à Marseille, alors calme bien ta jolie gueule.  - DOUNIA : Sérieusement ?  -:  souffle  Une migraine la meuf ... Tu lui dis mon num c'est 06-05-04-03-02, c'est bon?  Je tape sur son épaule et monte enfin. J'espère toutes les meufs qu'elle prend pas l'chou comme elle, w'Allah.
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