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1409 Mots
 HOCINE - CHARLES: On est arrivé, monsieur. Je viens vous descendez. Il fait le tour et moi rencontré sur mon fauteuil puis rencontré Azzedine sur mes genoux que je ne sens plus. Il nous pousse jusqu'à l'ascenseur. -: Merci, Charles. Tu gères. - CHARLES:  clin d'oeil  De rien, monsieur. Elvira va prendre en charge le petit. -:  sourire  Ouais, bonne nuit. - CHARLES: À vous aussi. J'appuie sur le bouton 3 et l'ascenseur nous monte jusqu'à l'appartement. Y a deux de mes gardes devant la porte d'entrée. Ils m'ouvrent la porte. - WILLY: Bienvenue, monsieur. -: Merci. - WILLY: Je vais chercher Elvira, elle va s'occuper d'Azzedine. - : D'accord. Il va chercher cette Elvira que j'ai jamais vu et revient quelques minutes après avec une fille. Petite, brune, bronzée. Les trois caractéristiques de son physique. Elle se tenait à côté de Willy et la différence de taille entre les deux étaient plutôt flagrantes. Elle s'approche avec son tablier dans les mains et se rencontre en face de nous. - ELVIRA: Est-ce que ... je peux? Je hoche la tête et elle prend Azzedine dans ses bras. Pour le mettre au lit, sans doute. Pendant ce temps, je fait un peu le tour de toutes les pièces. C'est un nouvel appartement que je n'ai jamais vu. Il y a deux pièces au fond du couloir, mon bureau et ma chambre. J'y entre et pénètre dans la salle de bains. J'ouvre l'eau de la douche et la tempère avant de me déshabiller. Je me hisse avec la force de mes bras sur le tabouret pour handicapés qui a été installé. Je me douche en essayant vainement de bouger mes orteils mais rien n'y fait. Ça me décourage encore plus quand je vois que je n'y arrive pas. Je commence à me sentir mal alors je me dépêche et sors de la salle de bains. Je rencontre un ensemble en velours bordeaux et rejoint le séjour. Elle était en train de descendre les magasins électriques. Elle se retourne, sûrement à cause du fils de mes roues. -: À quelle heure il doit aller à l'école? - ELVIRA: En général, je le réveille à 7 H 30 pour qu'il ait bien le temps de se réveiller et de se préparer ensuite Charles le dépose à 8 H 30. -: Bien. Vous pouvez me servir un rafraichissement, s'il vous plaît? - ELVIRA: Bien sûr, j'arrive. Elle s'en va dans la cuisine tandis que je m'installe sur le canapé, devant la télé. Y avait un combat de boxe, celui qui s'oppose à Kingsley, mon grand adversaire, à un petit combattant du Venezuela. Je rencontre ma main sous mon menton pour le soutenir et regarde le combat. Je regarde précisément le moindre de ses actions, de ses gestes et j'essaye de les retenir tous autant qu'ils sont. Si je veux me sortir de ce pétrin, il faut d'abord que je me guérisse de mon traumatisme. Non, je n'ai pas peur de mon rivale, j'ai juste peur de remonter sur un ring. Mais ce n'est pas ça la suite de l'histoire, que je reste cloué sur un fauteuil et que lui il continue à prendre ma place. Je veux me relever de ce foutu fauteuil pour lui infliger sa plus grande défaite mais avant...Il faut que je fasse un incroyable travail sur moi-même. Que je me relève de tout ça avant d'aller me venger. Je ne brûlerais pas les étapes, il me reste un tas de choses à régler avant de penser à ma vengeance. C'est bizarre de dire ça, mais la boxe, c'est d'abord un travail sur soi-même. Si tu ne sais pas contrôler ta force, te disposer aux règles qui te sont imposées, c'est que ce sport n'est pas fait pour toi. J'ai compris ces deux premières choses. Malgré que j'évolue en free-fight, jamais je n'ai franchi les limites. Kingsley les a franchies et largement dépassées. Ça sera à mon tour. - ELVIRA: Monsieur, voici votre verre. -: Merci. Je choppe le verre de Ice-Tea qu'elle me tendait et le vide d'une traite. Je lui tend et continue à fixer l'écran. Mais ça, c'était avant qu'elle ne vienne s'installer près de moi. - ELVIRA: J'ai quelques questions qui me tournent dans la tête, je pourrais vous les poser? -: Je ne réponds pas à aux journalistes. - ELVIRA:  rire  Je ne suis pas journaliste, je suis gouvernante. -: C'est parfait que vous sachiez où est votre place. Tâchez d'y rester, ça faciliteait nos rapports. Je descends du canapé et pose lourdement sur mon fauteuil. Je me tourne vers elle et la regarde de haut en bas. -: Sur ce ... Bonne nuit. Puis je m'en vais dans ma chambre et moi couche dans mon lit.                                                                                    ELVIRA  Mon réveil sonne très tôt le matin, 6 h 30. Je me lève en sursaut, les cheveux en bataille et les yeux grands ouverts. Bah oui, Elvira, c'est finit les vacances. On est plus à Cuba, il faut se lever et aller taffer. Je m'extrais péniblement de mon lit et me traine jusqu'à la salle de bains puis prend une douche. Je m'habille ensuite d'une robe de maison et me dirige vers la cuisine après avoir fait ma toilette. Je prépare le petit déjeuner sans moi presser, j'ai le temps. Surtout que je suis extrêmement maladroite et que si on me demande de me dépêcher, je vais faire n'importe quoi. Je confonds vitesse et précipitation, oui. Mais bon, je ne peux plus me permettre ça. Je dois préparer correctement le petit-déjeuner d'Azzedine et de Hocine. Le petit, ça va, il me connaît. Mais le père pas du tout, il va falloir qu'il s'habitue à moi. Ça ne sera pas facile pour lui car je suis une personne qui cherche toujours à en savoir plus. Et vu comme il m'a recalée hier soir, je ne devrais même pas forcer. Mais c'est mal me connaître ... Je sais pas, il est passionnant le garçon. Il te donne juste envie d'en savoir plus sur lui. Limite, il fait exprès d'être mystérieux pour que tu creuses toujours plus. Enfin bref, il faut que je me concentre sur mon travail. Je ne suis pas ici pour jouer à Sherlock Holmes, je dois rester à ma place comme il me l'a si gentiment conseillé. Mais je rencontré dans un coin de ma tête cette mission. Je prépare rapidement le petit-déjeuner et fais le peu de ménage qu'il y a. J'ai sorti les assiettes du lave-vaisselle et je suis en ce moment-même en train de repasser mon linge. J'ai pris mes écouteurs pour ne pas m'ennuyer. Car oui, le repassage est la pire des tâche sur Terre. Alors pour ne pas m'ennuyer au point de me brûler, j'ai branché mes écouteurs et je suis en ce moment même en train de m'ambiancer. Willy vient me faire la bise puis s'installe devant l'encadrement de la porte avec son air exagérément sérieux. Je le regarde et explose de rire. Il secoue la tête et me souris. Je fredonne des paroles de chansons en gesticulant dans tous les sens avec mon fer à repasser. Je chantais et dansais en même temps, j'étais vraiment à fond. J'essayais d'inclure Willy dans mon ambiancement mais il me faisait des gestes bizarres. -: Caaaalme, Willy! - WILLY: Hum-hum, Elvira? -: Détends-toi, mon vieux! Tu devrais t'amuser un peu plus, je trouve! Et soudain, j'entends la voix de mon patron. Je ne sais pas si je peux me permettre de l'appeler Hocine mais je vais me contenter d'un «monsieur». C'est pas mon pote du quartier, on va s'en tenir à une relation professionnelle. - M. HOCINE: Mademoiselle Saladero, sachez que vous saviez pas dans une boîte, ici. Vous avez été engagé dans le seul mais de vous occuper d'Azzedine en mon absence et de la maison. Pas de distraire les autres employés, compris? Je fais une moue hésitante face à son visage sérieux et colérique. J'ai fortement envie de lui cracher à la gueule mais ... Si je perds mon travail, c'est mort pour payer mes études de droit. Donc je ravale ma fierté et hoche de la tête avant de me retourner. - M. HOCINE: Allez réveiller Azzedine, vous avez dix minutes de retard. Je lève discrètement les yeux au ciel et vais vers la chambre d'Azzedine. Qu'est-ce qu'il est chiant ... C'est pas possible d'être rabat-joie à ce point! Eh, en est 2017, il faut se détendre le slip, un peu!                                                                               
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