Chapitre 25 C’était une belle journée de mai. L’hiver avait tardé à se retirer. Il fallait en profiter. Comme tous les jours, Francesca avait été au cours en rechignant. Elle aurait préféré se promener. Le fond de l’air était doux, l’allégresse s’était emparée de la ville. Les voitures roulaient plus vite, les gens parlaient plus fort, le temps lui aussi passait plus vite. À la sortie des cours, les trois amies avaient décidé de sortir ensemble. Elles iraient dîner sur une terrasse près du cimetière d’Ixelles, puis on verrait. Là, les verres s’entrechoquaient, on parlait à tout le monde et à personne : des amis, des copains de cours ou d’autres facultés ; entre les tables circulaient quelques joints qu’on se partageait. Francesca riait de se sentir belle. Elle avait fait le nécessaire


