Choir, la gorge ouverte, André SCHMITZ

179 Mots

Choir, la gorge ouverte André Schmitz 1 Un nain, au pied d’une tour infernale, éberlué, mais capable encore d’une parole – fût-elle à peine génie : un seul prénom, dont le corps traîne sur un autre continent. Un corps ami, tué ? vivant ? On ne sait ! À New York ? À Kaboul ? Allez savoir ! (Le monde est un village et l’amitié saigne d’un bout à l’autre de ce village.) 2 Plutôt choir avec le ver des cordes autour de la gorge Que rudoyer l’amour malade sur la scène ravaudée.21 Et plutôt, toute besogne et tout compte fait, réunir pour le meilleur et pour le pire l’égorgeur et l’égorgée dans le rire énorme de la mort. Et l’un et l’autre les recoudre l’un à l’autre dans un grand linge d’azur sans couture. Plutôt remercier ce qui n’est pas remerciable, réconcilier l’irré

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER