Nil novi sub sole Roger Foulon Ce 11 septembre 2001, comme chaque jour, bien qu’il frisât les quatre-vingts ans, il avait marché plusieurs kilomètres, obéissant ainsi aux conseils de son médecin estimant qu’une promenade accomplie par tous les temps est le meilleur des traitements. Guère de soleil cet après-midi-là. Un peu de brouillasse assombrissait le ciel. Cette grisaille pesait sur lui. Une certaine lassitude alentissait son pas. Quand il fut rentré, il s’installa dans son relax pour se reposer un peu. Puis, il alluma sa télévision. Il se mit à zapper afin de trouver une émission à son goût. Aussitôt, une image apparut. Un film d’horreur sans doute car il vit deux gros avions plonger successivement vers d’énormes tours, s’y encastrer et exploser. Comment un cinéaste parvenait-il à


