Par les yeux Françoise Lison-Leroy L’amiante nous entre par les yeux il fait vert-de-gris sur la page Un rideau s’ouvre fer-blanc et zinc comme au théâtre Passants la ruée vous bariole un chorégraphe étreint la scène déchaussée Pluie d’ombres et de braises flammèches fauves la nuit s’écarte de son lit Tous partis en bagages en caissons en charpie pierres et muscles mêlés Pendrillons sur des tréteaux sans âme dérisoires témoins À présent jetés aux cendres nous ne cessons de croire que nous voilà pareils Demain forera une poussée de fièvre sous un masque assiégé Laisser les marches noires à ceux qui balaieront


