Vénus AnnodominiEt les années passèrent, comme les années doivent passer ; – Mais notre fameuse Diane était toujours nouvelle, – Fraîche, florissante, vermeille, superbe, – Avec des yeux d’azur et des cheveux d’or ; – Et tous, ceux qui venaient et ceux qui partaient, – Chantaient ses louanges à lui gonfler le cœur d’orgueil. (Diane d’Éphèse.) Aucun rapport entre elle et le numéro dix-huit du Braccio Nuovo du Vatican, entre la Cérès de Visconti et le Dieu du Nil. Elle était purement une divinité hindoue – anglo-hindoue, pour mieux dire – et nous l’appelions la Vénus Annodomini pour la distinguer d’autres Annodominis de la même éternelle tribu. Il y avait une légende parmi les collines comme quoi elle avait été jeune autrefois ; mais il n’y avait homme en vie qui fût prêt à s’avancer et à


