12 – Amour et compassionJ’ai suivi jusqu’au bout les manches éliminatoires de la compétition, holofilmé jusqu’à plus soif, à en détester les voiles des catafoils et les voiliers eux-mêmes qui, pourtant, sont les plus belles machines laminaires, mues par le vent, jamais conçues par l’homme, des prodiges éoliens lancés sur des océans de mousse, plus rapides que les tempêtes terrestres. Avec Aayolnahea à mes côtés, j’ai tout supporté : annonces tonitruantes des départs et des résultats des manches, jusqu’à la finale, voiles-encarts publicitaires (les noms des catafoils ne sont autres que cela, acronymes ou logos de sponsors, de multinationales, de multiplanétaires), musiques niaises venues d’un Brésil d’opérette et touristes qui la boivent, ambiance, piquenique et compétition bon-enfant mêlés


