VIII

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VIII– Señor Pavila, je suis très heureux de vous rencontrer ! Assis à l’ombre d’un pin tordu, une large palette étalée sur sa main, Pavila peignait effectivement. Sur la lande, devant lui, la bruyère fanée avait pris des couleurs d’incendie où les sombres ajoncs semaient des taches noires. Mainsville s’avança et jeta un regard sur la toile. – La science médicale ne vous empêche pas d’être un grand artiste ! remarqua-t-il. Pavila n’aimait pas qu’on le dérangeât et ne se gênait pas pour le faire sentir aux intrus qui se risquaient hors de propos à ses côtés. Un compliment, même sincère, ne l’adoucissait pas. Il grommela : – Connaissez-vous quelque chose de la peinture ? – Je m’y intéresse depuis nombre d’années, répliqua le docteur sans se laisser décontenancer. Pratiquer un art n’empêc

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