Chapitre III-2

1876 Mots

C’était l’heure où les cafés commençaient à peine à s’ouvrir, tandis qu’il en cherchait un qui fût tranquille et écarté, ayant faim et soif. Il était arrivé ainsi dans une ruelle, où une forte fille, qu’il n’avait vue tout d’abord que de dos, était en train d’ôter les volets d’une devanture au-dessus de laquelle on lisait sur une enseigne en lettres jaunes : Café de la Croix-Blanche. Elle levait les bras, décrochant l’un après l’autre les panneaux de bois qui protégeaient le vitrage. Il avait dit : – Est-ce qu’on peut prendre quelque chose ? – Bien sûr, avait-elle dit sans s’être retournée ; vous voyez bien que c’est ouvert. Il s’était d’abord assuré d’un coup d’œil qu’il n’y avait personne qu’elle à l’intérieur du café; il avait été s’asseoir dans le fond de la salle, qui était étroit

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