Athena regarda la grande porte de la salle de bal devant elle, alors qu'elle traversait le couloir pour entrer dans la grande salle de bal... Elle s'Ă©tait prĂ©parĂ©e pour ce moment, mais elle avait l'impression de ne plus vouloir le faire... Elle dĂ©testait ĂȘtre le centre d'attention, mĂȘme si avec sa grande bouche, elle l'Ă©tait assez souvent. Elle a pris une profonde inspiration et a commencĂ© Ă rĂ©sister Ă l'idĂ©e de s'enfuir. Elle avait beau se dire que les enfants avaient besoin d'elle, elle avait toujours envie de s'enfuir... Elle est arrivĂ©e Ă la grande porte et a pris une profonde inspiration...
Mon Dieu... Elle n'Ă©tait pas prĂȘte...
- Stop ! !! Elle cria au garde qui touchait déjà la poignée de la porte.
Il s'arrĂȘta dans son Ă©lan. Athena n'Ă©tait vraiment pas prĂȘte Ă faire la grande entrĂ©e devant ces gens... Elle aurait dĂ» prĂ©voir un bal masquĂ©. Comme ça, elle aurait pu faire des grimaces sous son masque... Maintenant, elle devrait sourire, marcher correctement et faire la conversation... Elle ne pourrait mĂȘme pas manger les petits fours discrĂštement car elle Ă©tait la femme de l'heure. Ă cette pensĂ©e, elle sent son estomac gargouiller... Elle ne pourrait mĂȘme pas se faufiler dans la cuisine...
Ce serait d'un ennui total. Elle pourrait peut-ĂȘtre faire demi-tour, manger un morceau et faire la grande entrĂ©e, mais... son pĂšre la tuerait devant tous ses invitĂ©s. Elle Ă©tait dĂ©jĂ en retard et son pĂšre lui jetterait encore un mauvais regard. Dieu... S'il vous plaĂźt... ! Elle pouvait reporter la fĂȘte Ă un autre jour. Mais tous ces gens venus de loin. Elle ne pouvait pas leur faire ça. Il faudrait qu'elle pense Ă rentrer chez elle, ses pieds lui faisaient mal Ă force de rester debout. Et en plus, elle avait l'air d'une idiote Ă regarder la porte tout le temps, et Ă ne pas bouger non plus.... Elle se racla la gorge et se retourna vers le garde qui l'escortait...
- Je suis prĂȘte...
Le garde a hochĂ© la tĂȘte et a poussĂ© la grande porte du bal. Athena a instantanĂ©ment arrĂȘtĂ© de respirer...
...
...
La salle de bal Ă©tait pleine. Athena avala sa salive. Elle tremblait, mais elle souriait toujours autant. Tous les regards Ă©taient braquĂ©s sur elle et elle avait la nausĂ©e. Elle s'imaginait vomir sur tout le monde... Eww, elle prĂ©fĂ©rait ne pas y penser... Elle sentait dĂ©jĂ ses pieds flageoler et la longueur des marches lui donnait le vertige. Elle allait devoir descendre seule, en priant pour ne pas tomber... Elle fait un premier pas, puis un autre... Elle a pris une profonde inspiration en faisant un troisiĂšme et a commencĂ© Ă descendre les marches. Elle s'est approchĂ©e de la balustrade, s'y est appuyĂ©e et a commencĂ© Ă descendre les longues marches lentement et prudemment, en faisant attention oĂč elle posait ses pieds. Elle ne pouvait pas supporter de perdre la face devant tant de gens... Quelle honte ce serait ! Elle retint le bas de sa robe pour ne pas le piĂ©tiner. Lorsqu'elle se vit prĂšs de son pĂšre, elle ressentit un soulagement car elle allait bientĂŽt pouvoir se mĂȘler Ă la foule. Elle est proche de son but... Son calvaire sera bientĂŽt terminĂ©...
5...
4...
3...
2...
1...
Elle a placé sa main dans celle de son pÚre avec un soupir de soulagement. Elle se sentait comme si elle venait de courir un marathon. Son pÚre l'a soutenue et elle a descendu le reste des marches. Son sourire s'élargit lorsqu'elle atteint enfin le bas de l'escalier... Enfin... C'était fini... Si elle, Athena, avait juste descendu les marches sans tomber, elle pourrait aussi battre le record du monde de course à pied ou quelque chose comme ça...
Elle n'a mĂȘme pas eu le temps d'y penser qu'un vieil ami de son pĂšre s'approchait dĂ©jĂ d'eux...
- Charles, mon vieil ami... Regarde cette jolie princesse...
C'est parti... C'est le début de la discussion de m***e !
Athena ne savait pas combien de mains elle avait serré et pourtant la soirée ne faisait que commencer... Son visage était douloureux à force de sourire... Oh, mon Dieu... Elle allait passer sa vie comme ça ! Que le Saint-Esprit l'aide... Elle avait réussi à s'échapper et faisait semblant d'avoir soif, pour pouvoir se pavaner entre les tables. Elle prit un bonbon et regarda autour d'elle avant de le mettre furtivement dans sa bouche...
- Comme ça... La princesse du jour fait des bĂȘtises.
Athéna sursauta et se retourna en roulant des yeux, sachant déjà à qui pouvait appartenir cette voix charmante... et rauque...
- La princesse du jour a faim... dit-elle avec un faux sourire. Bonsoir, Prince Louis...
Elle offrit une poignĂ©e de main au Prince. Ce dernier la prit respectueusement avec un sourire charmeur. N'Ă©tait-ce pas le moment oĂč elle devait ressentir un million de papillons dans l'estomac comme dans les films d'amour ? MĂȘme si elle ne l'aimait pas et ne l'aimerait jamais, elle ne refuserait pas un tel sentiment. Eh bien... Peut-ĂȘtre que les papillons qu'elle devrait ressentir sont encore des chenilles.
-Bonsoir Princesse Athena.
Sa voix était douce et agréable à l'oreille. Normalement, la jeune femme aurait été sous son charme, mais elle le connaissait trop bien et elle avait faim... C'était un bel homme... Il était brun avec des cheveux courts. Il était musclé et le costume qu'il portait faisait parfaitement ressortir ses plaques de chocolat... Il sentait la vanille avec un supplément d'Oreo et de fraise.
Elle sourit de satisfaction en voyant ce qu'elle voyait... C'était donc son mari... Un Apollon, un dieu grec... Au moins, elle pourrait rendre toutes les femmes jalouses de son titre... Puisqu'elles pourraient toutes goûter à son zizi...
- Pourquoi tu souris ?
- Pour rien... Je pensais juste.
- Puis-je te demander Ă quoi tu penses ?
- Non !
Louis la regarde, surpris par sa réponse....
- Ben... Je voulais dire que je préfÚre garder ça pour moi...
- Je vois... Vous ĂȘtes splendide ce soir... Je ne t'ai pas quittĂ© des yeux depuis que je suis arrivĂ©.
Tu ne m'as pas quitté des yeux ? C'était sa technique de drague ? Si c'est le cas... Ces femmes qui sont tombées amoureuses de ses filles, quel genre d'idiotes étaient-elles ?
- Je vous remercie. J'aime aussi ton costume... Je pense que c'est assez brillant et... noir.
- Merci. C'est une de mes créations. Il est de mon designer personnel. Le seul de sa collection...
Pédant. Oh, mon Dieu... Mauvais gentleman et pédant.
- C'est... magnifique. Elle a dit d'un ton dérisoire.
Elle a pris une coupe de champagne et en a bu une gorgée. Il était clair qu'il n'était pas pour elle... Ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre... Elle avait entendu dire qu'il était un gentleman, ce qui n'était pas vrai. Elle avait aussi entendu dire qu'il était un gentleman, ce qui était faux. Maintenant, il reste à savoir si sa virilité est un mensonge. On dit que c'est un bel homme et un beau parleur, ce qui est vrai, alors sans doute que le fait qu'il soit un dieu au lit est vrai...
De toute façon, Ă quoi d'autre pourrait-il ĂȘtre bon s'il n'avait pas d'endurance...
Athena s'est sentie coupable intĂ©rieurement. C'Ă©tait mal de penser Ă de telles choses... Cependant, si elle ne pouvait pas se marier par amour, elle exigerait que sa vie sexuelle soit pimentĂ©e... Au moins, elle pourrait passer le stress d'une journĂ©e ennuyeuse sur la machine de son mari... Elle pourra le mettre entre ses cuisses...Dieu...Entre ses bras. Elle pourra dĂ©coller son membre, son merveilleux engin avec sa doudoune... Une chose qui sera pilonnĂ©e par une autre femme ou d'autres femmes dans la mĂȘme journĂ©e... Elle soupira... Elle ne mĂ©ritait pas une telle vie. Elle n'Ă©tait certainement pas gentille et obĂ©issante mais elle ne mĂ©ritait pas ça...
-... Est-ce que tu m'écoutes ?
- Et...bien. répondit Athéna, surprise.
- Toujours dans tes pensées...
- Pas tout Ă fait...