IVUne partie de mon travail consiste à transcrire des échanges téléphoniques et à lire des SMS de personnes placées sous surveillance. Pour une conversation de plusieurs minutes, après les salutations et autres banalités habituelles, il convient de repérer une hypothétique prise de rendez-vous, une date, un horaire, un nom, une phrase codée ou au sens sibyllin… En réunissant une masse souvent considérable de menus détails, on peut obtenir une information de qualité. Ce lundi matin, l’impressionnante liste d’appels et de SMS passés ou reçus par un gaillard que je suspecte d’être à la tête d’un trafic de cannabis me flanque le tournis. Je suis en train de dresser un procès-verbal reprenant une discussion entre lui et un autre zigoto fraîchement installé sur Quimper, quand mon téléphone por


