VIII – Et le roi de Samarie ? me dit ma petite nièce, à laquelle, en oncle bien élevé, je viens de lire mon conte de jour de l’an. – Mon enfant, le commencement du conte était si beau que j’en ai oublié la fin. Si je la retrouve, je te la dirai une autre fois. – Ce sera l’histoire de l’année prochaine ? – Ma fille, pour faire de ce conte une histoire, un an, c’est bien peu. – Il faut donc dix ans, mon oncle ? Tu ne réponds pas ; vous verrez qu’il faudra attendre cent ans ! – Mon enfant, c’est la vérité en personne qui parle par ta bouche. Tu es plus sage que le roi Salomon.


