CHAPITRE VINGT-SIX Chacun de mes pas résonne dans le couloir pendant que le garde me force à avancer. Ma pensée est floue et frénétique. Il fait si sombre ici-bas, avec seulement les éclairages de secours pour m'éclairer la route, que je vois à peine ma main devant mon visage. Ça rend tout extrême. J'ai l'impression que je me rends en enfer. Les esclavagistes marchent devant moi et derrière moi. On a dû les renseigner sur moi. Ils savent ce que j'ai fait dans l'Arène 1, que j'en ai tué le chef, et ils ne prennent aucun risque. Le couloir tourne, m'éloigne du chemin de la liberté, me dirige dans l'autre direction, vers les crocs de la mort. J'entends la foule taper des pieds au-dessus, scander mon nom. Tout le monde veut me voir me battre, mais personne ne veut me voir survivre. Ils veul


