— Seigneur, éloignez de moi ce calice ! Derrière les serres du château, et contre la tour qui servait de logement au garde Jodoigne et à sa famille, s’étendait un étroit potager, cultivé par le garde pour ses besoins personnels. Pommes de terre, choux, carottes, ails, oignons, salades, poireaux, pois, haricots, pendant la belle saison, s’alignaient en carrés réguliers, amoureusement tracés par des mains méticuleuses, entre des groseilliers et des fraisiers. Mais ceci était la besogne de l’homme, et par-ci, par-là, on devinait, à tout ce qu’il en restait, les soins plus délicats de la femme. Les femmes de nos campagnes aiment passionnément les fleurs. Il n’est guère de maisons de paysans, dans nos villages, dont les fenêtres ne s’ornent de quelques pots de géraniums, de fuschias, de girofl


