Chapitre 5 Quand le commissaire fut sorti, elle marmonna : « Une bonne nuit, une bonne nuit ! Il ne manque pas de souffle, le vieux ! » Par bonheur le commissaire n’était plus là pour l’entendre ; Mary resta en tête à tête avec le dossier jaune. Que faire ? Devait-elle laisser ce dossier confidentiel dans un tiroir où chacun pourrait le consulter ? La réponse était non. Ce faisant, elle pensait naturellement à ce capitaine Donval qui errait si bizarrement tard le soir dans les couloirs d’un commissariat déserté et qui ne se gênait pas pour visiter d’autres bureaux que le sien. Dire qu’elle ne le sentait pas était bien peu et, sans autre motif que l’antipathie qu’elle ressentait à son égard, elle n’aurait pas été autrement étonnée que ce s******d se livrât, contre quelques biffetons


