— Oui, en lui adressant une lettre dans laquelle il le prévient qu’à défaut d’un versement d’argent immédiat, des documents impliquant le conseiller Bonnadieu dans une affaire scabreuse seraient remis à la presse. — Ça, c’est de la reconnaissance ! apprécia Mary. Enfin, paix à son âme. Il a été empoisonné à l’arsenic et une perquisition dans la villa des Bonnadieu a permis de retrouver de la mort-aux-rats contenant, comme par hasard, de l’arsenic. Elle regarda la juge : — Je n’ai rien oublié ? — Ma foi, dit la juge, pour quelqu’un qui n’a fait que survoler un dossier, vous en avez retenu l’essentiel. Quelle mémoire ! Mary baissa les yeux modestement et la juge poursuivit : — Reconnaissez qu’il y avait là matière à s’assurer de la personne de madame Bonnadieu. — Je le reconnais, dit


