Chapitre 07 :

2153 Mots
Mon souffle se ressaisit puis je sentis les defebrilateurs quittaient la paroit de mes poumons. Cependant je ne pouvais pas ouvrir les yeux. J'allais bouger mon corps lorsque je plongeais une nouvelle fois dans le noir absolu. Décidément j'étais beaucoup trop faible pour continuer cette vie. * -Mademoiselle si vous m'entendez bougez le petit doigt. Les yeux clos, je fis ce qu'il me dit. -D'accord, c'est déjà mieux. Avez vous mal ? 2 doigts pour un oui et 1 doigt pour un non. Je bougeais mes deux doigts. -2 doigts si c'est au niveau des poumons, 1 doigt si c'est au niveau du ventre. Je bougeais 3 doigts. -Vous êtes très intelligente. C'est normal si vous avez mal c'est dû au massage cardiaque et au césarienne. Ça va passer. Vous étiez en réanimation et vous avez dormi pendant 24heurez. Toutefois vos jumeaux vont bien ! -Mes jumeaux ? Ce sont des jumeaux ? -Oui. Sourit il. -Et où sont ils ? Demandais je en jettant un coup d'œil aux multiples fils qui m'étaient branchés. -Je reviens. Il ressortit puis revint avec mes jumeaux dans un berceau. Sans rien dire il posa mes jumeaux sur ma poitrine. J'étais vraiment super contente et émerveillée même si j'étais maman à 16ans. Le bonheur que je ressentais me fit passais presque 10 minutes à les contempler soigneusement. C'était une fille et un garçon, ils étaient tellement fragile et minuscule que l'instinct maternel me fit promettre que j'allais prendre soin d'eux quoi qu'il arrive. Dorénavant j'avais un rôle et une position et c'était celle d'être une mère exemplaire. Après que la sage femme venit ramené les bébés à la couveuse, Tonton Moussa, Tata Penda, Marem et Malick débarquèrent dans ma chambre le visage totalement renfrogné. -Ndoumbé pourquoi tu nous a menti ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cela ? Dis moi où est-ce que j'ai failli à ma mission ? -Mais tata qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui se passe ? -Tu oses demander ? Demande mon oncle. -Tes parents sont venus nous voir. Pourquoi tu nous a fait ça ? On a jamais compter à tes yeux ? -Mes parents ? Mais pourquoi ? -Pour nous parler du rôle que tu joues ! -Mais c'est pas vrai....je... -ON A ASSEZ DE TES MENSONGES.TAIS TOI OÙ WALLAHI JE NE REPONDRAIS PLUS DE MOI. Cria ma tante. -Tiens. Dit Marem me tendant une vidéo. La vidéo me montrait moi au salon de notre canapé entrain de sourire malicieusement à 2 hommes qui n'avaient pas de cagoule ''je précise que leur visages étaient un peu floue'' et qui en retour me souriait aussi tout en me disant des choses salaces auxquels je disais oui de la tête. La vidéo semblait tellement réelle que j'avais moi même des doutes sur ma propre sincérité et sur mon acte. Peut-être que je me suis vraiment donnée à ses hommes ? Des souvenirs douloureux me vinrent à l'esprit, je m'en souviens comme si c'était hier. Je n'arrivais plus à contrôler ma colère et mon désespoir que mes mains commencèrent à trembler puis une vive douleur me prit à la poitrine. -Je ne vous en voudrais pas. Murmurais je avant de sombrer une nouvelle fois dans le noir. * -Mademoiselle vous êtes trop jeune pour vous évanouir à tout bout de champ parce qu'à ce rythme vous allez perdre la vie plus tôt que prévu. Essayez de contrôler vos émotions et restez forte. Dis le docteur très froidement. -Ou sont Ils ? -Votre famille est parti pour une urgence ont ils dit. Ils ont payés toute les formalités hospitalières et votre mère a signé pour que vous puissiez sortir sans problème d'âge. -.... -Ah j'ai failli oublié, ils vous ont laissé une lettre. Tenez là voilà. Je m'empressai alors de me saisir de la lettre et de la lire. " Ndoumbé sache que je n'ai pratiquement pas les mots pour te faire part de ma deception. Je t'ai tellement consideré comme ma  propre fille que je te voyais déjà dans ta robe de marié à côté de Marem. Je t'ai prise sous mon aile pour compléter le vide que je ressens au fond de moi et au final c'est comme ça que tu me remercie ? Ndoumbé bon sang à quoi est-ce que tu pensais lorsque tu faisais cette vidéo ? Ne sais tu pas qu'une fille bien ne doit pas s'y aventurer. Tu sais je ne croyais pas tes parents jusqu'à ce qu'ils me montrent la vidéo. Je suis tellement tombé de haut que j'ai fait une crise. Je n'arrivais pas à croire qu'une telle fille aussi douce et gentille pouvait cacher ce genre de caractère. Je suis tellement déçu que je ne vais pas être long. J'ai une seule et unique chose à te dire c'est de prendre tes distances. Si moi je t'ai une fois donné ou apporterdu bonheur alors je t'en supplie éloigne toi de moi et de ma famille. Je n'ai pas envie que Marem prenne le même chemin que toi donc je tenais à te dire que tout tes bagages sont rassemblés et je les ai laissé avec le gardien. J'ai aussi mis 600.000f dans la valise rose, ça pourra t'aider avec les jumeaux.                Sur on espère ne plus avoir affaire à toi. Bonne chance.         '' Après la lecture de cette lettre, je demandais au médecin que je voulais rester seule. J'étais décidément très dépassée par les évènements, mon père et ma belle mère finiront par creuser ma tombe un jour où l'autre. * Je suis restée une semaine à la clinique Raby mais aujourd'hui j'allais quitter la clinique, je me suis réveillée tôt. -Mademoiselle vous êtes déjà réveillée ? -Oui. Au fait je voulais sortir aujourd'hui de la clinique cependant il faut que j'aille régler une certaine formalités avant de revenir prendre les jumeaux. -Vous vous foutez de moi ? -Pas le moindre du monde. Pourquoi ? -Parce que vous voulez me faire croire que vous allez régler un problème et puis revenir pour vos jumeaux. -Mais je suis sincère moi. -Non, vous sortirez en même temps que vos jumeaux. -Attendez, qu'est-ce que vous sous entendez par là ? -Vous êtes une adolescente-mère de 16ans et..... -Ah vous croyez que je vais partir pour ne pas revenir et les abandonner ? -Oui. -Ok ! Dis je énervée. -Ok. Répond t'il en retroussant chemin. -S'il vous plaît. Aidez moi. Je ne vais pas les abandonner je vous le promet. Je suis peut-être une mère de 16ans mais je ne suis pas une lâche. Croyez moi. -Je ne sais pas si.... -S'il vous plaît. Ma famille que vous avez vu dernièrement, eux ils m'ont laissés tombés. Je dois aller trouver de quoi vivre et où habiter. Si vous ne m'aidez pas je..... -C'est d'accord. -Mais je vous ai déjà.....QUOI ? -J'ai dit oui mais ne durez pas. Je peux perdre mon travail. -Faites moi confiance. Souris je. J'allais enfin récupérer mes valises que détenaient le gardien et je suis allée directement me trouver un petit studio à 50.000francs le mois. J'y ai déposée le tout puis je suis allée dépenser les 200.000francs pour le ravitaillement des jumeaux et de moi pour au moins 3 à 4 mois et enfin j'ai fait un shopping pour les jumeaux : couches, habits, médicament... Je n'avais aucunement l'intention de ressortir avec les jumeaux pendant des mois. Que ferais je dehors de plus que diront les gens s'ils me voient avec des jumeaux dans les bras ? Bon c'est vrai que je fais plus que mon âge parce que je ne suis pas du tout mince mais bon je m'en tape. Bref finalement j'allais chercher les jumeaux et remerciais le médecin qui n'a pas cesser de me répéter que j'avais vraiment durée et qu'il avait pris peur que je lui ai menti. J'installais mes jumeaux dans 2 berceaux différentes de couleurs ensuite je songeais à les appeler Penda et Moussa. Ces personnes m'ont été d'une très grande aide favorable. Je ne leur en veut pas de cette situation. Pas du tout. Si c'était moi à leur place j'aurais fait et réagi de la même sorte. Je m'installais au canapé et pris mon téléphone que j'avais complétement oubliée. J'avais 79 appels manqués de Rachid. Je prie peur en pensant qu'il lui était arrivé quelque chose. J'allais le rappeler lorsque lui il le fit. *Conversation téléphonique* -Allo enfin tu décroches mais qu'est-ce qui t'es arrivée ? Pourquoi tu n'as pas répondu à mes appels depuis trop longtemps ? Tu t'imagines comment j'ai dû m'inquiéter moi ? Tu as vraiment de la chance que..... -Rachid c'est bon je suis désolée ! Excuse moi. -Tu as vraiment intér..... -RACHID j'ai dit que j'étais désolée. -Bon allez je m'en fou de ton ''désolé'' tu m'as énervée. C'est une garçon où une fille ? -Les deux. -Quoi tu as un bébé au visage de fille et sexe de garçon. Je suis vraiment des.... -*rire* n'importe quoi ce sont des jumeaux. Où va tu aller chercher cette idée toi aussi ? -DES JUMEAUX ! Cria t'il. -Oui. Des jumeaux. -Alhamdoulilah. -Tu es où actuellement ? Tu es chez toi ? -Non...je.... -Attends. Prends ton temps et explique moi tout. -Il y a pas à expliquer grand chose. Je suis dans un studio à sacré cœur ! -Ou ça exactement ? Je lui expliquais l'emplacement de mon studio. -D'accord. C'est un quartier populeux, il n'y a pas de chance qu'il t'arrive quelque chose mais as tu bien fermer la porte ? -Oui, je l'ai fait ! -Et où les jumeaux ? -Ils dorment en ce moment. Ils sont si petits et si fragile. -C'est normal. Tu crois que tu vas y arriver ? -Je ne sais pas. Je... -Écoutes. Sur l'application youtube ou sur Google tu peux poser n'importe quel type de question sur les bébés et tu l'auras. Tu verras que tu vas vite comprendre parce que tu es super intelligente. -Ok. Je le ferais dès que tu auras raccroché. -Ouais, ne l'oublie pas. -....... -Ndoumbé tu pleures ? -...... -Ndoumbé dis moi s'il te plaît pourquoi tu pleures ? -Je....Rachid, Amina me manques tellement. Pleurais je. -Je te comprends ça fait presque 1 ans et plus mais il va falloir rester forte. -Mais rester forte jusqu'a quand ? -..... -Tu vois. C'est pour une durée indéterminée. Je préfère être tout le malheureuse et de la voir que d'être heureuse sans elle. Ça me fait si mal de vivre sans elle, ça me fait mal de rire sans elle. J'ai l'impression de la trahir. -Ndoumbe c'est pas en essayant d'être heureuse que tu l'as trahi. -Pour moi ça l'est ! -Ca c'est toi qui le dit mais je suis sûr qu'elle aurait aimé te voir souriante. -Si tu dis ça c'est parce que tu l'as connais pas. -Pffff. Tu délires je crois. -Et de ton côté ? -Moi cava, je tiens le coup malgré la température. -Il fait froid ? -Non. Il fait congelé. J'éclatais de rire sans m'en rendre compte. -Tu es trop stupide Rachid. -Si c'est pour te faire rire alors j'accepte d'être stupide et même de le rester. -Oh tu es mignon. -Quel mignon ? Ndoumbé arrêtes de te foutre de moi, je suis un bonhomme moi, n'emploie pas ces mots de fragile avec moi. -*rire* D'accord bonhomme. -*rire* voilà ce que j'adore ! Bon je vais raccroché. -Mais non ! -*rire* Si, je dois aller en formation. -Bon d'accord. Tu m'appelles ce soir ? -Je suis pas galant. C'est toi qui va m'appeler. -*sourire* Pas de soucis. Je le ferais. Rigolais je. -Non je blague je vais t'appeler inch'Allah. N'oublie pas de prier Dieu. -D'accord papa. -Ok ma fille ! Rigole t'il à son tour. *Fin de la conversation téléphonique* Dès qu'il raccrocha, j'installais mon w******p ensuite je surfais sur Youtube. Cela ne semblait pas si compliqué que ça de s'occuper d'eux. Finalement je m'endormis juste après avoir pris mon bain. Les cris de Penda me reveillerent, je la pris dans mes bras avant de lui donner le sein. La sensation de protection que j'avais étaient indescriptible même si d'une fois je ne rencontrerais jamais leur père. Je ferais tout pour leur vouer un amour indéfini à ce qu'ils ne manquent de rien. * Cela fait maintenant 2 mois que je vis dans ce studio. J'avais pris encore plus de poids, moi qui avait déjà du mal à assumer mon corps voilà que maintenant je me trouve vraiment obèse. Moussa était beaucoup plus calme que Penda qui pleurait à tout bout de champ. Je ne comprenais jamais pourquoi. Je sursautais de peur lorsque la sonnerie retentit dans la maison pour une première fois depuis que j'étais là. Après maintes hésitations, je rassemblais mon courage à demain puis alla ouvrir. Je n'avais pas eu le temps d'ouvrir complétement la porte que je me jetais sur la personne en question. > Murmurais je en pleurant. 
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