Zone 51 — Libération— Vous deux, s’écria un sergent corpulent en ouvrant la porte de la cellule. Dehors, vite. Disparaissez avant qu’on ait des remords et qu’on vous laisse pourrir à vie dans une prison sale et puante. — Qu’est-ce qui se passe ? demanda le grand maigre. — C’est votre jour de chance. Vous êtes libres. Incrédules, ils se regardèrent quelques instants, puis celui qui était en net surpoids, craignant un piège quelconque, s’écria : — Vous n’allez pas nous faire sortir et nous tirer dans le dos avec l’excuse qu’on s’échappait, non ? Le gros sergent éclata d’un rire bruyant : — Pour moi, vous avez vu trop de films d’action. Il leur tendit une feuille qu’il tenait roulée dans ses mains. — Voilà votre ordre de libération. Le gros lit attentivement les quelques lignes, puis


