Haendel se précipita aussitôt vers la grange. « Tu ne vas pas t’y rendre maintenant, s’inquiéta Salenn. Avec le temps qu’il fait. — À mon avis, ce n’est pas la pluie qu’il faut craindre. En attendant mon retour, restez ici. Ne sortez pas de la maison. Et charge le fusil qui se trouve dans la remise. » Salenn déglutit et hocha la tête sur l’instance d’Audric. Haendel ressortit rapidement de la vieille bâtisse, traînant derrière lui un robuste cheval de trait. Audric ne perdit pas de temps ; il alla chercher son manteau, embrassa sa femme, puis grimpa sur le siège. Il me tendit la main. « Viens avec moi, Ay-mey. On ne sait jamais. » Je saisis sa main sans hésiter. Audric me hissa sur le siège à ses côtés, ouvrit sa houppelande et la referma sur nos épaules. Il claqua les rênes et la jum


