Chapitre 28

1015 Mots
Cette longue journée c'était enfin achevée. Je m'endormis très facilement et comme toujours, mon réveil sonna à 5heures du matin. Quand il sonna, il ne réveilla pas que moi, mais il réveilla aussi ma compagne. - Bonjour mon amour, comment s'est passée ta visite d'hier soir? demanda Rose. - Bonjour mon ange, ma mère est toujours inconsciente mais j'ai quand même pu lui parler. Seulement, je ne sais pas si elle m'entendait ou non. - J'aurais aimé t'attendre ou même t'accompagner mais j'étais juste crevée. - Ne t'inquiètes donc pas, j'avais compris que tu n'étais pas en état. - Chéri... - Oui mon ange. - Je m'inquiète beaucoup et je me demande comment est ce que tu t'y prendras pour annoncer la nouvelle à ton père. - Pour être honnête avec toi, Je n'en ai aucune idée. - Selon ce que tu m'as dit de lui, je sais que ton père est un homme assez fort de caractère. Je suppose que tu devras donc lui parler de ta mère avec beaucoup de tact. - En effet, jusqu'ici, j'évitais d'y penser mais j'ai le devoir, et même l'obligation de parler à mon père à ce sujet. - Alors, prépare toi psychologiquement, prépare bien ce que tu lui diras. - Ah Rose! si seulement ça pouvait être aussi facile que tu le penses ! dis je en soupirant. - Je sais bien que ce n'est pas chose facile mais tu dois le faire. - Si seulement tu connaissais mon père, tu comprendrais plein de chose. - Que dois je comprendre exactement ? - Et bien, comme je te l'ai déjà dit, mon père est un homme très fier. J'ai peur qu'il fasse son orgueilleux et qu'il refuse de pardonner à ma mère ou même de la voir. Et je sais très bien aussi qu'il m'en voudra d'avoir fait rechercher ma mère sans l'en informer. - Je comprends mieux tes craintes alors! Que comptes tu faire donc? - J'aurais préféré que ma mère se réveille et qu'ensuite j'emmène mon père la voir au centre. - Je ne suis pas de ton avis, Je pense qu'avant d'emmener ton père la voir, tu devras le préparer psychologiquement. - Mais si je procède comme tu dis, je cours le risque que mon père n'accepte jamais d'aller voir ma mère. Et même, il se fâchera avec moi aussi. - Toute cette affaire est très compliquée, j'espère sincèrement qu'elle s'arrangera. - Moi aussi. Mais pour le moment, j'ai une importante réunion au centre aujourd'hui. C'est aujourd'hui que je présenterai à mes collègues et supérieurs mon projet. - Courage mon amour, je suis sûre qu'ils valideront tous. Ton idée est innovatrice. - Tu dis ça parce que tu m'aimes! - Où vas tu chercher ce genre d'idée Viane Song! me dit Rose en me souriant. - Chéri... - Oui - Je voulais te parler d'un truc très important. - Je t'écoute. - Ma sœur arrive en ville dans quelques jours et j'aimerais qu'elle te rencontre. - Il me tardait de la rencontrer aussi. Il me tardait de rencontrer un membre de ta famille et je suis heureux que ce soit ta sœur la première que je rencontrerai. - Moi aussi il me tarde de rencontrer tes parents. C'est vrai que j'appréhende un peu mais j'espère qu'au moment venu, je ferai bonne impression. - Ne t'en fait pas pour mon père. Il est juste dur de façade. Quand il comprendra que je t'aime et quand il découvrira à quel point tu es une personne merveilleuse, il t'adorera. - J'espère vraiment. Nous avons assez discuté, lève toi et va te doucher. Je prépare ton petit déjeuner. - Oui oui, seul et unique chef de mon cœur ! Sur ce, je me dépêchai d'aller me doucher. Je devais comme d'habitude aller au boulot très tôt afin d'éviter les bouchons des heures de pointe. Rose quant à elle descendit à la cuisine pour me faire de quoi manger avant mon départ. J'étais tout simplement heureux avec cette femme. Elle faisait ressortir le meilleur de moi. À force de passer du temps en sa compagnie, je sentais qu'elle me devenait de plus en plus indispensable. Je n'imaginais plus du tout ma vie sans ma Rose. J'espérais de tout cœur que mon père le comprenne ainsi. Je dois reconnaître que l'amour ressemble tout bonnement à une farce. Il a le don de rendre fou et heureux en même temps. Mais je ne cessais de penser à ma mère qui était couchée sur ce lit et inconsciente. Et si seulement à mon arrivée aujourd'hui, elle pouvait se réveiller! me dit ai je à moi même. Mais il n'y avait rien à faire, il fallait juste attendre. J'espérais aussi que mes collègues et mes Supérieurs valident le projet que je leur présenterais. Le projet était tout prêt et j'avais prévu des arguments de choc afin de les convaincre. Je trouvais la vie des patients internes du centre bien triste car mis à part les visites de leurs familles, ils n'avaient aucun autre moyen de se divertir. Il y avait même certains comme Adaline qui n'avait pas de famille qui venait les voir de temps en temps. Je trouve que tout ceci rendait leurs vies bien tristes. Ils se sentaient sûrement comme des prisonniers et c'était normal que cette situation crée en eux du stress. Et là, ceci ne concernait pas que les patients internes du bloc B où j'étais affecté, mais ça concernait tous les patients internes du centre. Ils avaient tous besoin de se sentir vivants. C'est vrai qu'ils n'étaient pas dans un centre de loisirs mais ce n'était pas non plus un centre mortuaire. J'espérais vivement que mon projet soit validé. Et je n'avais que quelques minutes pour convaincre tout ce beau monde. J'étais bien décidé à le faire et je m'étais bien préparer. Il n'y avait plus qu'à compter sur leurs méninges à tous. Je terminai ma douche et j'étais prêt pour le boulot. Rose avait terminé de préparer le petit déjeuner donc je m'empressai de le prendre. Puis, je m'en allai aussitôt. Je donnai tout d'abord un long b****r à ma compagne. Je ne savais pas comment est ce qu'elle avait entrepris de passer sa journée mais je savais qu'elle me tiendrait sûrement informé. Je pris mon double des clés avec moi et direction Health Care.
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