CHAPITRE 34Toute l’équipe se dispersa, et je restai seul à Beaumont aumilieu des centaines de milliers de Scarlettes qui attendaient dans des grenierset des silos remplis à ras bord. Partout, Scarlett avait laissé sa trace, depuisles quelques fruits éventrés que l’on avait foulés sous les arbres et dans leschemins boueux, jusqu’au débordement des greniers qui avaient laissé filé desrigoles de fruits dans les gouttières, ou même le long des conduitesd’évacuation. Partout, il y en avait partout, Beaumont était repue de trop deScarlettes. Seul au beau milieu de cet amoncellement, j’avais un mal fou àme remettre des excès de la fête. La tête lourde, la bouche pâteuse, l’estomacnoué, avec une nausée qui ne me lâchait pas, ce lendemain d’ivresse ressemblaità s’y méprendre à une mauvaise « cuite


