VI-2

1918 Mots

Mais Ordinov ne l’entendait plus. Il sortit, comme halluciné. Il ne pouvait se soutenir. Il était comme tué. Sa conscience était insensibilisée. Il suffoquait, mais il sentit comme un grand froid intérieur qui lui prenait toute la poitrine. Il aurait bien voulu mourir ! Ses jambes flageolaient ; il s’assit près d’une haie, sans faire attention aux passants, à la foule qui commençait à s’amasser autour de lui, ni aux questions des curieux qui l’entouraient. Tout à coup, parmi les voix il distingua celle de Mourine. Ordinov leva la tête. Le vieillard se tenait devant lui. Son visage pâle était solennel et rêveur. Ce n’était plus l’homme qui l’avait si grossièrement raillé chez Yaroslav Iliitch. Ordinov se leva, Mourine le prit par la main et le tira de la foule. – Il faut encore prendre

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