IIIToute la nuit, Michelino eut une forte fièvre et ce fut à grand-peine qu’au matin il put se lever et revêtir les pauvres vêtements avec lesquels il était venu. Son compagnon, un garçon indifférent, mais non méchant, lui conseilla : – Tu devrais tâcher de trouver une voiture, une charrette quelconque, qui s’en aille du côté où tu vas. Michelino secoua négativement la tête... Cette voiture, il lui faudrait la payer et il voulait rapporter intégralement, à ceux qui lui reprochaient si souvent ce qu’ils avaient fait pour lui, la somme qu’il recevrait pour ces trois semaines de service. Ce fut Giuseppe qui la lui remit, un peu avant son départ. Saisi d’un vague remords, devant la mine défaite de sa victime, il dit en lui frappant sur l’épaule : – Allons, allons, tu trouveras une autre pl


