— Et, bien sûr, en exploitant autrui, tu t’attribuais tout le succès de cette opération, fait Oulimata une fois de plus exaspérée par le cynisme de Fabrice Monclar. Il hoche la tête. Tant le plan d’action que sa réalisation furent l’œuvre de l’obscure Mireille. À l’époque, jamais il ne le reconnut. — Je n’avais plus besoin de Mireille. Elle devenait encombrante. À la grande colère de Brebart, je démissionnai sans justifier ma décision. Pour une fois, ce n’est pas lui qui tenait la dragée haute. J’étais embêté à cause de Yolande, mais surtout vis-à-vis de mon beau-père qui mettait toutes ses espérances dans ma future carrière politique. Il me voyait député. Qui sait ? Ministre. Mireille supplia Brebart de me reprendre. Tout était de sa faute. Elle était amoureuse, envahissante. Il savait


