La nuit était tombée sur l’Académie Nero, enveloppant les bâtiments d’un silence aussi dense que le brouillard matinal. Adelina marchait sans bruit dans les couloirs vides, ses pas absorbés par les tapis épais, sa respiration mesurée. Ce soir-là, elle n’était pas censée être là. L’aile Est était officiellement fermée pour des "travaux de rénovation". Mais elle avait intercepté un échange codé entre deux élèves du clan des Légionnaires. Et un détail l’avait intriguée : une mention récurrente d’un « entraînement spécial ». Elle avait longé le mur jusqu’à une porte en fer dissimulée derrière une tapisserie aux armes de l’ancienne famille Falcone. Un sifflement électronique discret. Puis un déclic. Le bracelet volé plus tôt à un élève avait fonctionné. Derrière, un escalier en colimaçon desce


