Chapitre 22Je m’attends à ce qu’il fasse valoir sur moi toute sa force virile. C’est au contraire avec la plus grande des délicatesses qu’il procède. À mesure qu’il me masse la nuque et le haut des épaules, un sentiment de bien-être se diffuse en moi. Car Kalysto connaît ses classiques sur le bout des doigts, les pressions glissées, les pattes de chat ou encore les petites pressions circulaires. Je ressens, à l’œuvre sur mon corps, une bienveillance oubliée depuis Camilla. Anton a choisi comme musique de fond la version orchestrale de Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel. Depuis, j’ai toujours le frisson dès que j’entends ses premières notes. Et c’est tout mon être qui progressivement se libère de ses tensions. Les pensées récurrentes qui hantaient mon esprit depuis des mois


