Aramis lut la lettre et la passa à Athos. – Voyez donc ce qu’elle m’écrit, Athos, dit-il. Athos jeta un coup d’œil sur l’épître, et pour faire évanouir tous les soupçons qui auraient pu naître, lut tout haut : « Mon cousin, ma sœur et moi nous devinons très bien les rêves et nous en avons une peur affreuse ; mais du vôtre on pourra dire, je l’espère, tout songe est mensonge. Adieu, portez-vous bien, et faites que de temps en temps nous entendions parler de vous. Marie Michon. » – Et de quel rêve parle-t-elle ? demanda le dragon, qui s’était approché pendant la lecture. – Foui, de quel rêfe, dit le Suisse. – Eh ! pardieu ! dit Aramis, c’est tout simple, d’un rêve que j’ai fait et que je lui ai raconté. – Ah ! foui, partieu ! c’être tout zimble de ragonder son rêfe ; mais moi je ne r


