CHAPITRE LIVTroisième jour de captivitéFelton était venu ; mais il y avait un second pas à faire : il fallait le retenir, ou plutôt il fallait qu’il restât tout seul, et milady n’entrevoyait qu’obscurément le moyen qui devait la conduire à ce résultat. Il fallait plus encore, il fallait le faire parler, afin de lui parler aussi, car milady le savait bien, sa plus grande séduction était dans sa voix, qui parcourait si habilement toute la gamme des tons, depuis la parole humaine jusqu’au langage céleste. Et cependant, malgré toute cette séduction, milady pouvait échouer, car Felton était prévenu, échouer contre le moindre hasard. Dès lors, elle surveilla toutes ses actions, toutes ses paroles, jusqu’au plus simple regard de ses yeux, jusqu’à son geste, jusqu’à sa respiration, qu’on pouvait


