ILes sons de l’harmonium se répandaient dans l’étroite chapelle où se trouvaient réunies les élèves du pensionnat Sainte-Clotilde. Une voix pure, veloutée, s’élevait, chantant les louanges de Dieu. Elle appartenait à l’une des grandes élèves, celle que l’on appelait Mitsi Vrodno – la petite Mitsi, ainsi que continuaient de la nommer les religieuses. Cependant sa taille n’était guère au-dessus de la moyenne. Mais il y avait infiniment de grâce délicate dans sa fine et souple personne, dans son charmant visage resté un peu menu, que les yeux bruns aux reflets d’or éclairaient d’une si chaude, d’une si ardente lumière. Puis encore, l’âme de Mitsi était pure comme celle d’un petit enfant. La sœur Hélène, qui s’était occupée d’elle plus que toutes les autres, la chérissait particulièrement. Ell


